Vous êtes-vous déjà demandé si la nuit dernière n'était pas la nuit de votre dernier rêve, les heures de votre dernier espoir, le réveil d'une dernière source de lumière ? Et si aujourd'hui tout s'arrêtait ? Si c'est justement aujourd'hui qu'un de vos proches mourrait, ou que vous sombriez dans le coma parce que le feu des piétons était rouge et que vous ne l'aviez pas vu ? Et si c'est justement à cette dernière soirée que la poudre blanche qui n'avait déjà plus de secrets pour vous, devienne la source de votre mort ? Alors bien sûr, il faut rêver, pour la sérénité, pour le voyage, pour le plaisir. Mais ne jamais perdre de vue, que rien, rien n'est acquis ; et qu'il faut mieux risquer de vivre ses rêves, que se tromper en rêvant trop sa vie.